Kertha Gosa Klungkung

 baleklungkung

Le Balé Kambang, ce fut sans doute le chef-d’oeuvre de l’architecture balinaise, tout comme le Kertha Gosa. Les proportions et mesures à partir du corps avaient été respectées et donnaient au bâtiment un sentiment d’unité et de légèreté renforce par le caractère “flottant”de la construction.  En effet, le pavillon est construit sur une base importante et sa structure est entourée par l’eau des douves.

Le plafond, constitue de bardeaux de bois, est entièrement peint de scènes du style Kamasan. Ce pavillon était dévolu à la garde royale puis devint, sous l’administration coloniale la salle d’attente des accuses dont la sentence était prononcée dans le pavillon Kertha Gosa. Les peintures se lisent sur plusieurs niveaux. Le premier en partant du bas relate les différentes phases du calendrier astrologique. Le second, raconte l’histoire d’un couple de Balinais accable par la charge et les ennuis que représentent leurs 18 enfants. Pan et Mén Brayut racontent d’un maniéré réaliste les affres de la vie quotidienne. Les niveaux supérieurs narrent la vie du héros Sutasoma, demi-dieu brandissant les principes et les vertus de la non-violence. Au départ, ce balé servait au limage de dents. Ce pavillon a été restaure, pour ne pas dire reconstruit en 1942 et certaines peintures, en raison du climat et du choix des pigments de couleur, ont été refaites en 1945 et même plus tard.

kerthagosabalekambang

Le Kertha Gosa (palais de justice), le plafond peint du Kertha Gosa a aussi subi les malheurs du temps et de la nature. Détruit partiellement par l’éruption de Gunung Batur en 1917, il fut repeint par le grand artiste Pan Seken en 1930 dans le style Kamasan. Puis son fils, Pan Semaris, a achevé l’oeuvre de son père en restaurant la totalité des panneaux en 1960. Malheureusement, un certain nombre de ces panneaux ont été peint avec de la peinture acrylique et le résultat jure par la luminosité des couleurs. Les panneaux sont disposes selon neuf niveaux et se lisent par successions d’image comme dans une bande dessinée. Les premiers racontent l’histoire du Pancatantra, ou les cinq épisodes de l’histoire de Tantri. Il s’agit, à l’instar du conte des Mille et Une Nuits, d’un conte que Tantri déroule nuit après nuit. Puis, dans le niveau 2, ce sont les aventures de Bima (le Bima Swarga), l’un des cinq frères Pandawa dans le Mahabharata qui erre dans les mondes souterrains et malfaisants à la recherche de l’âme de ses  parents. Au niveau 4, la recherche de l’amertha (l’eau de la vie) par le Garuda qui pourra ainsi délivrer sa mère Winita et lui-même de l’esclavage.  Le niveau 5 représente les effets et dangers des tremblement de terre qui devaient à cette époque angoisser la population. Les niveaux 6 et 7 continuent l’histoire de Bima. Le niveau 8, le Swarga Roh, décrit les douceurs que l’ont peut attendre du “paradis”ou de la libération. Enfin, le dernier niveau, le Lokapala, représente un Lotus entoure des colombes de la délivrance suprême. Les châtiments encourus par les pécheurs, les amants, les séducteurs, sont dépeints de telle façon que les accuses, en attendant le décision de leur peine, ne pouvaient manquer de lire la longue série de supplices décrite sur le panneaux.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s